Pour un demandeur d’emploi qui souhaite créer ou reprendre une entreprise, percevoir l’intégralité de ses allocations chômage en une seule fois peut sembler être une option financière idéale. Ce dispositif existe réellement en France et s’appelle l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise). Il permet de transformer une partie de ses droits ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) en un capital immédiat pour financer son projet entrepreneurial. Mais comment fonctionne exactement ce versement en capital ? Quelles sont les conditions pour y accéder et quelles démarches entreprendre auprès de France Travail (anciennement Pôle Emploi) ? Cet article détaille les critères d’éligibilité, les modalités de calcul, les avantages et les risques de toucher tout son chômage en une seule fois, ainsi que les alternatives disponibles pour les créateurs d’entreprise.
Qu’est-ce que l’arce et comment fonctionne le versement en capital ?

L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) constitue un dispositif clé pour les demandeurs d’emploi qui veulent lancer leur propre activité. Ce mécanisme transforme une partie des allocations chômage en capital immédiat, offrant ainsi une injection de liquidités pour démarrer une entreprise. Contrairement au versement mensuel classique, cette aide se présente sous forme de deux versements groupés.
Définition de l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise
L’ARCE permet aux bénéficiaires de l’ARE de recevoir 60 % du montant restant de leurs droits à l’allocation chômage sous forme de capital. Ce dispositif s’adresse spécifiquement aux créateurs et repreneurs d’entreprise inscrits à France Travail. La première moitié du capital (soit 30 % des droits restants) est versée dès le démarrage de l’activité, après validation du dossier. La seconde moitié arrive six mois plus tard, à condition que l’entreprise soit toujours en activité. Cette aide financière vise à soutenir les premiers investissements : achat de matériel, constitution de stock, frais de communication, ou encore trésorerie initiale. Pour un demandeur d’emploi possédant 20 000 € de droits ARE restants, l’ARCE représenterait 12 000 € versés en deux fois (6 000 € au lancement, puis 6 000 € après six mois). Ce montant est soumis à des retenues sociales obligatoires, réduisant légèrement la somme nette perçue.
Différence entre l’arce et le maintien de l’are
Les créateurs d’entreprise doivent choisir entre deux options : percevoir l’ARCE en capital ou continuer à recevoir l’ARE mensuellement tout en exerçant leur activité. Cette décision n’est pas anodine. Le maintien de l’ARE permet de conserver un filet de sécurité mensuel, particulièrement utile si les revenus de l’entreprise restent faibles ou irréguliers au départ. Le demandeur d’emploi actualise sa situation chaque mois et perçoit une allocation calculée en fonction de ses revenus professionnels. Si l’activité génère peu de revenus, l’ARE compense partiellement. Cette formule rassure ceux qui préfèrent une sécurité financière progressive. À l’inverse, l’ARCE en capital offre une trésorerie immédiate substantielle. Elle convient aux projets nécessitant un investissement initial important ou à ceux qui anticipent une montée en charge rapide. En revanche, une fois l’ARCE choisie, impossible de revenir au maintien mensuel de l’ARE. Les 40 % de droits restants après le versement de l’ARCE peuvent être récupérés plus tard, uniquement en cas de réinscription comme demandeur d’emploi après cessation d’activité, dans la limite de la période de droits initiale. Cette flexibilité limitée impose une réflexion approfondie selon le projet entrepreneurial et le profil du créateur.
Conditions d’éligibilité pour bénéficier de l’arce

Avant de toucher son chômage en capital, plusieurs critères d’éligibilité doivent être remplis. Ces conditions garantissent que le dispositif cible bien les demandeurs d’emploi engagés dans une véritable création ou reprise d’entreprise. La réglementation impose des règles précises pour éviter les abus et sécuriser les fonds publics.
Les critères essentiels à remplir
Pour bénéficier de l’ARCE, le demandeur d’emploi doit d’abord être inscrit à France Travail (anciennement Pôle Emploi) et percevoir l’ARE ou y avoir droit. Cette inscription doit être active au moment du lancement de l’entreprise. Ensuite, la personne doit créer ou reprendre une entreprise en France, sous n’importe quel statut juridique : micro-entreprise, SARL, SAS, EURL, etc. Le projet peut concerner une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Il n’y a pas de restriction sectorielle, mais l’activité doit être réelle et déclarée officiellement. Un point crucial : le créateur doit obtenir l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) avant de demander l’ARCE. L’ACRE constitue une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d’activité. Sans l’accord préalable de l’ACRE, impossible d’accéder à l’ARCE. Les droits à l’ARE doivent aussi être suffisants : si le demandeur n’a plus que quelques jours d’allocation restants, le montant de l’ARCE sera dérisoire. Enfin, la demande d’ARCE doit être formulée dans un délai raisonnable après le début de l’activité, généralement dans les 45 jours suivant la création ou la reprise. Passé ce délai, France Travail peut refuser le versement.
Le lien avec l’acre
L’ACRE et l’ARCE sont deux dispositifs complémentaires mais distincts. L’ACRE offre une exonération de cotisations sociales pendant 12 mois (totale ou partielle selon les revenus), ce qui réduit considérablement les charges du nouvel entrepreneur. Cette aide est automatique pour certains statuts et nécessite une demande pour d’autres (notamment les micro-entrepreneurs depuis 2020). L’obtention de l’ACRE conditionne l’accès à l’ARCE : France Travail vérifie systématiquement que le créateur bénéficie de l’ACRE avant de valider le versement en capital. Cette exigence garantit que le demandeur d’emploi s’engage sérieusement dans son projet et profite d’une aide sociale pour démarrer dans de bonnes conditions. Pour les micro-entrepreneurs, l’ACRE s’obtient automatiquement si le créateur respecte certaines conditions (première création, revenus sous plafond). Pour les autres formes juridiques, il faut déposer un formulaire auprès de l’URSSAF dans les 45 jours suivant la création. Une fois l’ACRE accordée, le créateur peut ensuite solliciter l’ARCE auprès de France Travail. Cette articulation entre les deux aides maximise le soutien financier et social au démarrage de l’activité entrepreneuriale.
Démarches et procédure pour obtenir le versement en capital
Obtenir l’ARCE nécessite de suivre une procédure administrative précise auprès de France Travail. Bien que le processus soit relativement simple, il exige de rassembler plusieurs documents justificatifs et de respecter des délais stricts. Une préparation rigoureuse facilite le traitement du dossier et évite les retards de versement.
Étapes pour faire la demande auprès de france travail
La première étape consiste à créer ou reprendre officiellement l’entreprise et à obtenir un numéro SIRET, délivré par l’INSEE après immatriculation. Simultanément, le créateur doit demander l’ACRE auprès de l’URSSAF (pour certains statuts) ou s’assurer de son obtention automatique. Une fois ces formalités accomplies, il faut contacter son conseiller France Travail pour signaler le projet entrepreneurial. Ce contact peut se faire en ligne via l’espace personnel sur le site de France Travail, par téléphone, ou en agence. Le conseiller explique alors les modalités et remet un formulaire de demande d’ARCE. Ce formulaire doit être complété avec soin, en indiquant la date de début d’activité, le statut juridique choisi, et les informations sur l’ACRE. Le demandeur d’emploi soumet ensuite le dossier complet, accompagné des pièces justificatives requises. France Travail examine le dossier dans un délai de quelques semaines. Si tout est conforme, l’organisme valide la demande et procède au premier versement de l’ARCE, correspondant à 50 % du montant total (soit 30 % des droits ARE restants). Ce versement intervient généralement dans le mois suivant l’approbation. Le second versement (les 30 % restants) est automatiquement effectué six mois après le premier, à condition que l’entreprise soit toujours active et que le créateur fournisse une attestation d’activité à France Travail.
Documents justificatifs nécessaires
Plusieurs documents sont indispensables pour constituer un dossier complet. D’abord, le demandeur doit fournir une copie de l’extrait Kbis (pour les sociétés commerciales) ou un certificat d’inscription au répertoire des métiers (pour les artisans) ou au registre du commerce. Pour les professions libérales, un document prouvant l’inscription à l’URSSAF ou à la CIPAV suffit. Ensuite, il faut joindre une attestation d’obtention de l’ACRE, délivrée par l’URSSAF, ou une preuve que l’ACRE est acquise automatiquement (notamment pour les micro-entrepreneurs éligibles). Un justificatif d’identité (carte nationale d’identité ou passeport) est aussi requis. Si le créateur reprend une entreprise existante, il doit présenter le contrat de cession ou tout document attestant de la reprise effective. Enfin, le formulaire de demande d’ARCE dûment complété et signé fait partie du dossier. Certains conseillers France Travail peuvent demander des pièces complémentaires selon la situation (statuts de la société, business plan sommaire, etc.). Il est recommandé de conserver des copies de tous les documents envoyés et de demander un accusé de réception. En cas de dossier incomplet, France Travail contacte le demandeur pour réclamer les pièces manquantes, ce qui peut retarder le versement. Une bonne préparation en amont accélère considérablement la procédure et assure une trésorerie rapide pour démarrer l’activité sereinement.
Calcul et modalités de versement de l’arce
Comprendre le calcul du montant de l’ARCE permet d’anticiper le capital disponible pour financer son entreprise. Le mode de versement en deux tranches et les retenues sociales appliquées influencent directement la trésorerie nette perçue par le créateur. Ces éléments doivent être intégrés dans le plan de financement du projet entrepreneurial.
Comment est calculé le montant de l’arce ?
Le montant de l’ARCE correspond à 60 % du montant total des droits ARE restants au moment de la création ou reprise d’entreprise. Pour calculer ce montant, France Travail prend en compte le nombre de jours d’allocation restant à verser, multiplié par le montant journalier de l’ARE. Par exemple, si un demandeur d’emploi possède 400 jours d’ARE restants à 50 € par jour, ses droits totaux s’élèvent à 20 000 €. L’ARCE représente alors 60 % de cette somme, soit 12 000 € bruts. Ce calcul s’effectue à la date de début d’activité déclarée, ce qui signifie que plus le créateur tarde à demander l’ARCE après son inscription, moins il lui restera de droits et donc moins l’ARCE sera élevée. Les 40 % de droits restants (dans notre exemple, 8 000 €) ne sont pas perdus : ils restent disponibles dans le compteur ARE du demandeur. Si l’entreprise cesse son activité et que le créateur se réinscrit comme demandeur d’emploi, il pourra récupérer ces 40 % sous forme d’allocation mensuelle, dans la limite de la durée de ses droits initiaux. Cette réserve constitue un filet de sécurité non négligeable en cas d’échec entrepreneurial.
Les deux tranches de versement et leurs délais
L’ARCE n’est pas versée en une seule fois, mais en deux tranches égales de 50 % chacune. La première tranche (soit 30 % des droits ARE restants) est versée dès que France Travail valide le dossier, généralement dans les quatre à six semaines suivant la demande. Ce versement initial permet de couvrir les premiers investissements : achat de matériel, dépôt de garantie pour un local, frais de communication, ou constitution d’un stock. La seconde tranche (les 30 % restants) intervient automatiquement six mois après le premier versement, à condition que l’entreprise soit toujours en activité. France Travail peut demander une attestation d’activité pour vérifier que le créateur exerce bien son activité professionnelle. Cette attestation peut prendre la forme d’un relevé de chiffre d’affaires, d’une attestation URSSAF, ou de tout document prouvant la continuité de l’entreprise. Si l’activité a cessé entre-temps, le second versement n’est pas effectué, mais les 40 % de droits résiduels restent récupérables en cas de réinscription comme demandeur d’emploi. Ce versement échelonné vise à sécuriser l’utilisation des fonds publics en s’assurant que le projet entrepreneurial se poursuit au-delà des premiers mois. Pour certains créateurs, ce délai de six mois peut poser des défis de trésorerie, notamment si l’activité nécessite des investissements importants dès le démarrage.
Retenues sociales appliquées sur l’arce
L’ARCE n’est pas versée en totalité au bénéficiaire : des retenues sociales obligatoires sont prélevées à la source. Ces prélèvements financent la protection sociale des travailleurs indépendants, notamment les cotisations retraite complémentaire. Le taux de ces retenues s’élève actuellement à 3 % du montant brut de l’ARCE. Ainsi, sur un montant brut de 12 000 €, le créateur reçoit effectivement 11 640 € nets (12 000 € – 360 €). Cette retenue s’applique sur chacune des deux tranches, réduisant proportionnellement le capital perçu à chaque versement. Ces cotisations sociales contribuent à la constitution de droits à la retraite pour le créateur, même s’il ne génère pas encore de revenus significatifs avec son entreprise. Elles représentent aussi une forme de solidarité entre les bénéficiaires de l’assurance chômage. Il est essentiel d’intégrer cette déduction de 3 % dans le calcul du financement initial du projet pour éviter les mauvaises surprises. Certains créateurs omettent cette retenue dans leur prévisionnel et se retrouvent avec une trésorerie inférieure à leurs attentes. Une planification rigoureuse intègre donc le montant net de l’ARCE plutôt que le montant brut dans le budget de lancement de l’entreprise.
Avantages et inconvénients du versement en capital
Choisir de toucher son chômage en capital via l’ARCE présente des avantages indéniables pour les créateurs d’entreprise, mais comporte aussi des risques à évaluer avec lucidité. Cette décision stratégique dépend du profil du créateur, de la nature du projet, et de la capacité à gérer une trésorerie groupée.
Les bénéfices pour les créateurs d’entreprise
Le principal avantage de l’ARCE réside dans la trésorerie immédiate qu’elle procure. Disposer d’un capital conséquent dès le lancement permet de financer les investissements initiaux sans recourir à un emprunt bancaire ou à des apports personnels importants. Pour les projets nécessitant l’achat de matériel coûteux, la constitution d’un stock, ou le paiement de charges fixes élevées (loyer, salaires), cette liquidité est précieuse. L’ARCE facilite aussi l’obtention de financements complémentaires : les banques et investisseurs perçoivent le capital de l’ARCE comme un signal positif, prouvant que le créateur dispose d’un filet de sécurité et d’une capacité d’autofinancement. Par ailleurs, recevoir l’ARCE en deux fois seulement simplifie la gestion administrative par rapport au maintien mensuel de l’ARE, qui impose une actualisation chaque mois auprès de France Travail. Le créateur se concentre ainsi pleinement sur le développement de son activité, sans se soucier des déclarations mensuelles. Enfin, l’ARCE convient particulièrement aux entrepreneurs anticipant une montée en charge rapide de leur activité. Si l’entreprise génère des revenus substantiels dès les premiers mois, le créateur évite de perdre ses droits ARE mensuels, puisque ceux-ci auraient été réduits ou suspendus en fonction de ses revenus professionnels. En optant pour l’ARCE, il maximise le capital perçu tout en développant son chiffre d’affaires sans contrainte.
Risques et précautions à considérer
Malgré ses atouts, l’ARCE comporte des inconvénients qu’il faut anticiper. Le principal risque concerne l’absence de filet de sécurité mensuel. Si l’activité tarde à générer des revenus ou si le créateur rencontre des difficultés financières, il ne dispose plus de l’allocation mensuelle ARE pour compenser. Une mauvaise gestion du capital reçu peut rapidement mener à des problèmes de trésorerie. Certains entrepreneurs sous-estiment les dépenses réelles ou surestiment les recettes des premiers mois, épuisant ainsi l’ARCE avant d’atteindre l’équilibre financier. Une fois l’ARCE versée, impossible de revenir au maintien de l’ARE : le choix est irréversible. Si l’entreprise échoue rapidement, le créateur doit se réinscrire comme demandeur d’emploi pour récupérer les 40 % de droits restants, mais cette démarche prend du temps et impose des délais administratifs. Par ailleurs, l’ARCE ne convient pas aux projets à démarrage lent ou nécessitant une phase de test prolongée. Dans ces cas, le maintien de l’ARE mensuel offre une meilleure protection. Enfin, les retenues sociales de 3 % réduisent le capital net perçu, ce qui peut peser sur les petits montants d’ARCE. Pour un demandeur d’emploi avec peu de droits restants, l’ARCE peut s’avérer dérisoire après déduction. Avant de choisir l’ARCE, il est donc crucial de réaliser un prévisionnel de trésorerie détaillé, d’évaluer les besoins réels en financement, et de mesurer sa capacité à gérer un capital groupé. Une simulation comparative entre ARCE et maintien de l’ARE, idéalement avec l’aide d’un conseiller en création d’entreprise, permet de faire le meilleur choix selon sa situation.
Impact fiscal et social de l’arce
Sur le plan fiscal, l’ARCE bénéficie d’un traitement avantageux : elle n’est pas imposable au titre de l’impôt sur le revenu. Le créateur ne doit donc pas déclarer le montant perçu dans sa déclaration fiscale annuelle. Cette exonération fiscale constitue un atout majeur, car elle préserve intégralement le capital pour financer l’entreprise, sans amputation par l’administration fiscale. En revanche, les revenus générés par l’activité entrepreneuriale restent, eux, imposables selon le régime fiscal applicable (BIC, BNC, ou impôt sur les sociétés). Du côté social, l’ARCE ouvre des droits à la protection sociale via les retenues de 3 % prélevées à la source. Ces cotisations permettent au créateur de valider des trimestres de retraite, même s’il ne perçoit pas encore de revenus professionnels. Toutefois, la couverture sociale du créateur dépend principalement de son statut juridique et de son affiliation (URSSAF, CIPAV, SSI, etc.). L’ARCE ne modifie pas cette affiliation, mais elle contribue au financement de la protection sociale. Les créateurs doivent aussi être conscients que percevoir l’ARCE met fin au versement mensuel de l’ARE, ce qui peut impacter certains droits sociaux liés au statut de demandeur d’emploi. Par exemple, certaines aides locales ou régionales sont conditionnées à la perception de l’ARE : en optant pour l’ARCE, le créateur peut perdre l’accès à ces dispositifs complémentaires. Il est donc recommandé de vérifier auprès de France Travail et des organismes locaux les conséquences potentielles sur les aides sociales avant de faire son choix. Enfin, en cas de revenus professionnels très faibles, le créateur peut bénéficier d’une couverture maladie complémentaire (CSS, ex-CMU-C) selon ses ressources. L’ARCE, n’étant pas un revenu imposable, n’entre pas dans le calcul des ressources pour ces dispositifs, ce qui peut s’avérer favorable. Une analyse complète de l’impact fiscal et social de l’ARCE, idéalement réalisée avec un expert-comptable ou un conseiller spécialisé, permet d’optimiser sa situation et d’éviter les mauvaises surprises.
Que se passe-t-il en cas de cessation d’activité ?
Si l’entreprise cesse son activité après avoir perçu l’ARCE, le créateur ne doit pas rembourser les sommes déjà versées. Toutefois, si la cessation d’activité intervient avant le second versement (dans les six mois suivant le premier), France Travail ne procède pas au paiement des 50 % restants. Le demandeur d’emploi peut alors se réinscrire auprès de France Travail pour récupérer les 40 % de droits ARE qui n’ont pas été convertis en ARCE. Ces droits résiduels sont versés sous forme d’allocation mensuelle classique, à condition que le créateur remplisse les conditions d’inscription (recherche active d’emploi, actualisation mensuelle). La réinscription doit intervenir dans le délai de validité des droits initiaux : si la période de droits de trois ans (généralement) est dépassée, les droits sont perdus. Cette règle incite les créateurs à se réinscrire rapidement en cas d’échec entrepreneurial pour sécuriser une source de revenus pendant la recherche d’un nouvel emploi. Si la cessation d’activité est définitive et que le créateur a perçu l’intégralité de l’ARCE (les deux tranches), il conserve le capital reçu et peut récupérer les 40 % restants en se réinscrivant. En revanche, si le créateur trouve un emploi salarié après avoir reçu l’ARCE, il ne peut plus prétendre aux droits ARE résiduels tant qu’il est en poste. Ces droits restent « gelés » jusqu’à une nouvelle période de chômage. Dans le cas d’une activité conservée mais en difficulté, le créateur peut également envisager de cumuler un emploi salarié partiel avec son activité entrepreneuriale, tout en récupérant une partie de ses droits ARE selon les règles de cumul. Cette souplesse offre plusieurs options de rebond en cas de difficultés. Il est essentiel de signaler rapidement toute cessation d’activité à France Travail pour régulariser sa situation et éviter des complications administratives ultérieures. En cas de reprise d’activité après une cessation, le créateur devra refaire une demande d’ARCE si ses droits le permettent encore, mais cette nouvelle demande nécessite une nouvelle création ou reprise d’entreprise.
Questions fréquentes
Peut-on toucher tout son chômage en une seule fois pour créer une entreprise ?
Oui, via l’ARCE, vous pouvez recevoir 60 % de vos droits ARE restants en capital, versés en deux fois : 30 % au démarrage de l’activité, puis 30 % après six mois d’exercice effectif.
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’arce ?
Vous devez être inscrit à France Travail, percevoir l’ARE, créer ou reprendre une entreprise, et obtenir préalablement l’ACRE. La demande doit être faite dans les 45 jours suivant la création.
Comment est calculé le montant de l’arce pour toucher son chômage en capital ?
L’ARCE représente 60 % du montant total de vos droits ARE restants. Par exemple, avec 20 000 € de droits, vous recevez 12 000 € bruts, moins 3 % de retenues sociales.
Quelle est la différence entre l’arce et le maintien de l’are ?
L’ARCE offre un capital immédiat pour investir, tandis que le maintien de l’ARE assure un revenu mensuel sécurisé. Le choix dépend de vos besoins de trésorerie et de votre projet entrepreneurial.
Que se passe-t-il si mon entreprise échoue après avoir reçu l’arce ?
Vous conservez les sommes déjà versées sans remboursement. En vous réinscrivant comme demandeur d’emploi, vous récupérez les 40 % de droits ARE non convertis, sous forme d’allocation mensuelle.
L’arce est-elle imposable sur le revenu ?
Non, l’ARCE n’est pas imposable et ne doit pas être déclarée dans votre déclaration fiscale. Seuls les revenus générés par votre activité entrepreneuriale restent imposables selon votre régime fiscal.









